Volvo. Si vous avez en tête des autos carrées ou des gros SUV, vous n’y êtes pas du tout. La marque suédoise a aussi produit, dans les années 60, un magnifique coupé et sa déclinaison “break de chasse”. Oui, vous aurez reconnu la P 1800, joli coupé présenté en 1960 et commercialisé en 1961. Dessiné par Frua avec un magistral coup de crayon, et il est si parfait que le patron de Volvo, admiratif du prototype, insistât pour qu’il fût en tous points conforme à cette ébauche. Son évolution est marquée par des phases majeures. En premier lieu, le coupé repose sur un châssis de Volvo 122 et embarque un 4 cylindres 1 800 de 90cv. Pas de quoi piquer un sprint et le ramage est un peu en dessous du plumage. Ce dessin magnifique cache donc des dessous bien roturiers. Mais Volvo va corriger le tir.

En 1965, le coupé reçoit tout d’abord le châssis de la 144. Plus élaboré, il permet un bon en tenue de route. Puis c’est au tour du moteur, en 1969, de recevoir une sacrée cure de dynamisme. Il passe à 96 cv puis 103, puis passe à 2L et 105 cv en 1969. Enfin, il reçoit l’injection et affiche 120 cv pour une vitesse de 190 km/h et devient plutôt sportif, dès 1969 sous la dénomination P 1800 E. La “révélation” c’est le break de chasse, coupé avec un large hayon vitré et une ligne encore une fois spectaculaire. Il arrive en 1971 et se nomme ES. Les évolutions seront aussi nombreuses à l’extérieur (pare-chocs…) et à l’intérieur (volant 3 branches…) si bien que les versions sont très nombreuses.

Produit à 57 485 exemplaires, dont 8 078 breaks ES, elle n’est pas rare mais assez peu présente en France. Il faudra un peu de patience pour en trouver une belle. une fois n’est pas coutume dans les anciennes, elle est non seulement fiable mécaniquement mais aussi dans ses composants électriques ou sa finition. En revanche, la corrosion, si elle n’est  pas endémique, reste une ennemie de la belle suédoise. Simon Templar dans “Le Saint” immortalisera le coupé à la télévision et les prix aujourd’hui restent assez élevés. La cote varie de 20 à 30 000 euros mais une belle ES peut afficher un peu plus. Elle reste toutefois une valeur sûre de la collection même si les prix plafonnent maintenant.

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

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