C’est en prenant le nom d’un vent saharien puissant que Volkswagen a fait son entrée dans le monde des coupés de grande série en 1974. Oui, vous calculez bien, cela fait tout de même 45 ans ! Après la Cox devenue mythique, Volkswagen a lancé une toute autre voiture populaire, la Golf. Elle deviendra, elle aussi, un mythe et fera passer la marque allemande de l’ère du flat 4 en porte à faux arrière et propulsion au 4 cylindres transversal et à la traction avant…une vraie révolution. Mais l’histoire du dérivé coupé de la Golf, le fameux Sirocco, est assez singulière. C’est Ital Design, voyant le prototype de la Golf, qui a imaginé un coupé mais Volkswagen n’était pas partant. En s’associant à Karmann, le carrossier refait une proposition au constructeur qui l’accepte mais qui impose le développement à Karmann…Le carrossier dégaine plus vite que son ombre et finalement le projet du Sirocco est prêt six mais avant la Golf !

Le Sirocco, premier du nom, arrive donc en mars 1974 au salon de Genève…et accroche le public. La ligne tendue, signée Giorgio Guigiaro plait beaucoup et adopte un bien pratique hayon arrière. Pas de quoi frémir en motorisation, le joli coupé se contente d’un 1,1L de 50 cv et de trois variantes d’un 1,5L en 70, 75 et 85 cv. Pas encore de quoi grimper aux rideaux même si la caisse légère (c’était la norme à l’époque) aide bien ces mécaniques gentillettes. Pour avoir les poils qui se dressent, il va falloir attendre LA version disposant du moteur de la fameuse Golf GTI. Deux versions en fait dénommées GLi et…GTi. Nous sommes en 1977 et les performances sont cette fois au rendez-vous. Toutefois le coupé restera toujours dans l’ombre de la Golf qui a ouvert la voie aux sportives pratiques et habitables.

Le Sirocco recevra un léger lifting en 1978 avec des pare-chocs en plastique (très tendance à l’époque aussi) mais n’aura pas droit au moteur 16 soupapes de la version Oetinger de la Golf qui arrivera en 1981. L’année où la carrière de ce premier opus arrivera à son terme après une belle production de 504 153 exemplaires. Ce “Sirocco 1” reste plus coté que ses successeurs. Il faut compter autour de 4 000 euros pour un petit 1 100 et autour de 10 000 euros pour un GLi ou GTi. Encore faut-il en dégotter un ! Et surtout en bon état, pas trafiqué et pas…corrodé (nous sommes fin des années 70…). Mais si vous trouvez un GTi en bel état, faites vous plaisir, l’investissement est intéressant, sa cote montera gentiment. Surtout au regard de la rareté d’un beau coupé en état d’origine…

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. pistoncollection.com est le site sur lequel Sylvain Devaux s’exprime quotidiennement et livre une analyse pointue du monde de la collection automobile. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.pistoncollection.com.»

Pin It on Pinterest