Ils adorent cela nos amis britanniques. Si le soleil ne se montre que parfois sur leur ile (ils vont apprécier), ils sont fans de cabriolets, roadsters et autres découvrables. Du sport au volant d’engins légers et assez puissants et bruyants pour donner des sensations au ras du sol. Après la seconde guerre mondiale, MG produira d’abord la MGA qui sera un vrai succès (plus de 100 000 exemplaires massivement exportés aux Etats-Unis) et va donner de bases solides à la marque. Puis vient la MGB qui rencontrera elle aussi un très grand succès puisque là on parle de plus de 500 000 exemplaires. La voiture de sport populaire par essence. Pour muscler le jeu et prendre le relais de l’Austin Healey 3000, MG a présenté en 1967 une variante équipée du six cylindres de cette dernière. Elle en profite pour changer d’appellation et devient MGC et s’apprête à conquérir les Etats-Unis, son premier marché. Hélas, trois fois hélas, elle sera fraichement accueillie. la presse critique le poids supplémentaire de ce bloc fonte sur l train avant qui compromet gravement l’équilibre de ce petit roadster.

Le capot moteur en aluminium, avec son double bossage spécifique, les feux de recul carrés et bien sûr, le logo MGC au centre du coffre permettent de reconnaître la MGC de la MGB…pas grand chose de plus. Mia sale morceau de choix est sous le capot avec un gros 6 cylindres tout en fonte de 2912 cm3 avec arbre à came latéral, vilebrequin 7 paliers et alimenté par 2 carburateurs horizontaux SU HS6. L’on passe donc des 98 cv de la B à 147 cv sur la C. Mais elle embarque aussi une belle surcharge de près de 200 kilos avec cette enclume sous le capot. la boite reste à 4 vitesses avec un overdrive en option et une possibilité d boite automatique pour séduire les américains. Avec cette surcharge sur l’avant et un train arrière rigide, et en dépit de jantes de plus grand diamètre, elle devient un peu acrobatique, surtout très sous vireur et manquant d’agilité. Les performances ont bonnes mais le poids bride le tout et ce sera un bide total. L’introduction des TR5 puis TR6 chez Triumph va vite sonner le glas de la MGC produite aussi en coupé GT. Elle s’arrête en 1969 après seulement deux ans de carrière. La MGC sera produite à 8999 exemplaires pendant 2 années, entre octobre 1967 et Septembre 1969, soit 4542 cabriolets et 4457 coupés. Ils seront exportés à plus de 80% vers les US. Elle n’est pas très fréquente mais aujourd’hui elle envoute par son moteur, le facteur de performance pure n’ayant plus le même intérêt. Elle se trouve autour de 30 000 euros ce qui en fait un bon investissement. reset la corrosion qui peut faire des ravages, donc prudence…

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

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