C’est finalement resté un marché restreint. Cette idée de “voiture de voiture de plage” ne pouvait être que limité mais toutefois plusieurs constructeurs se sont lancés. Et si l’on pense immédiatement à Citroën et sa Méhari, il ne faudrait pas oublier Renault et se …Rodéo ! La 4L s’est très bien vendue mais est toujours restée dans l’ombre de la 2cv au rang des voitures simplistes. Il en est de même entre la Méhari qui a ouvert la voie et la Rodéo qui a voulu suivre. Basée sur une 4L fourgonnette (plus longue), la Rodéo débarque avec sa carrosserie en polyester en 1971. Conçu par Theillol, elle bénéfice de toute la banque d’organes de sa donneuse. Dénommée Rodéo 4, elle sera produite entre 1970 et 1981. En parallèle, Renault va aussi produire une Rodéo 6, sur base de Renault 6, comme son nom l’indique, un peu plus puissante et mieux équipée…enfin n’attendez pas un GPS couleur tout de même…

En 1981, Renault change tout. Enfin, disons que Theillol cherche à poursuivre l’aventure et propose un modèle toujours simple mais aux coûts très maîtrisés pour garder le contrat. L’affaire est entendue et arrive la Rodéo…5. Elle remplace la 4 et la 6 mais contrairement à ce que son patronyme semble indiquer, elle est toujours basée sur une 4L mais normale, donc plus courte. Avec un 4 cylindres de 1108 cm3 et 34 cv, elle se comporte très bien et existe en deux versions. Une sans portes ni capote nommée plein air ou avec cet équipement (Tilleul ou 4 saisons). La couleur est imposée en fonction de l’année de fabrication ! Ainsi l’on trouve du orange pour le millésime 82, du vert en 83, de l’ocre en 84 et de l’ivoire en 85 et 86…

Mais la production ne décollera jamais. La Rodéo quitte l’affiche brutalement en 1986 et laisse Theillol se débattre dans ses problèmes de survie, Renault mettant fin à l’histoire. La Rodéo 5 a bine une bouille très sympathique et moderne, en dépit de solutions bien rétros, mais il n’y avait ana doute pas vraiment de marché pour en vendre plus. Moins de 60 000 Rodéo, tous modèles confondus, seront commercialisés. La cote est basse, bien loin de celle de la Méhari. Mais l’originalité devrait lui assurer un peu plus d’estime à l’avenir. Comptez autour de 3 à 4 000 euros quelque soit le modèle, à l’exception de la 6 en version 4×4 développée par Simpar (600 exemplaires !) qui frôle les 10 000 euros…bien loin de la Méhari 4×4 !

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

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