Je sais, vous allez dire que c’est encore une petite jeune et qu’elle n’a pas grand-chose à faire dans ces lignes…détrompez-vous ! Son jeune âge ne préjuge en rien de sa notoriété et de sa cote en collection. Le concept est apparu chez BMW en 1988 avec la Z1. Un petit roadster « à l’anglaise » histoire d’occuper ce créneau déserté par nos amis britanniques depuis quelques temps, excepté les indémodables Morgan. Le Z1 joue la carte futuriste (le Z signifiant Zukunft ou futur en allemand) mais va rester dans une diffusion confidentielle, pas aidé par un prix de vente astronomique. Ce premier opus sera suivi du Z3 qui arrive en 1995 et qui va cette fois, tarif « modeste » oblige, trouver sa voie. Bien que signé Z, il joue plutôt la carte du “néo-rétro”. Ce sera un succès et qui va se poursuivre jusqu’en 2003. Jusqu’à ce qu’arrive le remplaçant, le Z4.

Alors c’est vrai qu’en débarquant, le Z4 n’a pas la tâche facile. Il est un poil plus grand et plus confortable que le Z3 et il est dessiné par Chris Bangle qui est loin de faire l’unanimité. Il y aura une première phase entre 2003 et 2006 puis un léger lifting entre 2006 et 2009, date de fin de production de la Z4 E85 avec sa capote en toile. Un dérivé coupé, plus rare, sera aussi produit sous le code E86. En ce qui concerne la ligne, le temps a déjà fait son œuvre et l’empreinte du designer se révèle maintenant comme très réussie. Reste que tous les codes sont là, on est assis sur le train arrière, on a le capot démesuré et si il est un peu plus grand que le Z3 il reste compact et même un peu plus léger que le Z3 avec l’emploi plus important d’aluminium tant en carrosserie que dans les trains roulants.

Pour la mécanique, il débute avec un quatre cylindres de 2 litres et 150 CV, puis l’on passe au six cylindres 2,2 litres 170 CV, 2,5 litres 192 CV et 3 litres 231 CV, soit les mécaniques vues sur le Z3. La version M n’apparaît qu’avec la phase 2 en 2006 et passe à 3,2 litres et 343 CV. C’est avec cette phase 2 qu’apparaît aussi le coupé uniquement en 3 litres et M. Pour cette phase, les mécaniques sont revues avec toujours le 4 cylindres de 150 CV puis un six cylindres 2,5 litres en 177 et 218 CV (Si) et le 3 litres (Si) qui bénéficie d’améliorations notables avec une puissance qui passe à 265 CV.

Ce n’est donc pas un « gentil » roadster mais un engin assez redoutable avec les motorisations hautes. Avec une capote électrique en toile doublée et une lunette en verre, il peut se faire voyageur sans problème mais préserve les joies du grand air et du son magique du L6 (six cylindres en ligne). Bien que plus jeune que le Z3 qui commence sa phase ascensionnelle dans ses tarifs sur le marché, le Z4 intéresse déjà les collectionneurs dans cette version. Comptez entre 10 et 20 000 euros, plutôt 30 000 pour un M et ajoutez entre 1 000 et 2 000 euros pour le coupé, plus rare. Ce sera sans doute un peu plus dur pour la version suivante (E89) plus lourde de 200 kilos avec un toit rigide escamotable et une ligne bien plus consensuelle (quelqu’un a dit fade ?). A collectionner d’urgence !

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

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