Allez, une “petite jeunette” dans Piston Collection aujourd’hui. Retour sur la fastueuse période “GTI” avec l’arrivée des turbos. Il faut dire que Renault a un peu changé d’optique. Plus d’Alpine, plus de Gordini, la marque qui brille en F1 avec les moteurs turbocompressés doit mettre sa gamme en rapport avec cette nouvelle approche. La Renault “Supercinq” aura eu un accouchement difficile, lié à la difficulté de remplacer l’icone populaire qu’était la R5 première du nom. Le dessin est dû à Marcello Gandini mais si elle a peu de mal au début, la nouvelle va rapidement se faire une place chez les petites. Toutefois, Renault ne va pas oublier le sport mais avec un problème…Si le châssis est cette fois à la hauteur, point de mécanique noble pour l’animer. Alors la marque au losange va ressortir le vieux 4 cylindres de la R5 Alpine mais…en moins sophistiqué ! Avec son arbre à cames latéral, le “Cléon” de 1397 cm3 perd ses chambres de combustion hémisphériques, ses pistons forgés et sa culasse cross-flow..mais conserve un turbocompresseur et adopte un échangeur de température.

Pas de noblesse mécanique mais de l’efficacité avec une puissance de 115 CV et un couple de 16.5 m/kg et surtout un poids contenu de 830 kilos ! Avec 200 km/h en pointe et bien moins de 30 secondes au kilomètre départ arrêté, elle vient titiller la rivale du moment, la Peugeot 205 GTI 1.9L de 130 CV. Efficace sur la route, bonne freineuse et moins piégeuse que la 205, elle se fait vite une place au soleil mais est handicapée par une monte pneumatique totalement sous dimensionnée, du 175/60/13, en résumé, des roulettes ! Une monte plus large et basse (195/55/13) optionnelle sera rapidement proposée et va un peu remédier au problème. Mais le diamètre reste à 13 pouces quand une 205 est passée au 15 pouces avec une motricité accrue.

Fin 1987, elle passe en phase 2 avec des appendices modifiés et peints ainsi que de nouvelles jantes (mais toujours en 13 pouces !). La puissance progresse aussi à 120 CV et l’intérieur change aussi et adopte de nouveaux habillages. Une série spéciale va aussi voir le jour avec une teinte bleu sombre et quelques rappels à bord pour marquer les résultats en compétition d’Alain Oreille. Produite à 2 000 exemplaires, elle est aujourd’hui recherchée. L’auto est fiable avec les précautions d’usage du turbo mais elle a été beaucoup préparée (jusqu’à plus de 200 CV…), tunnée et trafiquée, sans compter quelques visites des talus et pas mal ont aussi connu les affres de la course (elle a brillé en rallyes et courses de côte). En trouver une belle devient rare…et les prix s’envolent. Comptez entre 7 et…20 000 euros ! Pensez aussi que les pièces spécifiques (intérieur et carrosserie) sont devenues très rares, alors elle doit être complète et en état.

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

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