C’est Alain Bashung qui chantait ce refrain…pour ceux qui se poserait la question. Comme chaque année depuis 22 ans, nos bonnes vieilles 4L vont souffrir le martyr sur les pistes du désert. Une sacrée aventure pour de jeunes équipages (il faut avoir entre 18 et 28 ans, donc pas forcément la peine de vous précipiter sur les inscriptions) qui vont allier aventure et pédagogie. L’histoire est née du Paris-Dakar, en 1996, avec Jean-Jacques Rey, pilote et organisateur, aujourd’hui directeur de Désertours (Paris-Dakar, Rallye des Pharaons, de Tunisie…). L’idée d’ouvrir à des jeunes sans grands moyens la possibilité de participer à un raid. Mais déjà à l’époque, la polémique s’installe autour des ces rallyes qui traversent des villages africains à tombeaux ouverts… Alors l’idée sera celle d’un raid alliant course, aventure humaine mais aussi humanitaire puisque les équipages emportent des affaires scolaires pour les enfants.

En 1998, il y a…3 équipages ! Mais avec un relationnel bien construit avec les écoles, le 4L Trophy voit le jour et en 2001 on passe à 50 équipages et jusqu’à 1000 en 2008 ! Le village du départ sera cette année encore installé à Biarritz les 21 et 22 février prochains, autant dire que les 4L se préparent ! Le raid se déroule au Maroc sur 8 jours, largement de quoi goûter au sable. Evidemment, l’organisation insiste sur les engagements pédagogiques, humanitaires et environnementaux (on dirait bien qu’il n’y a pas de vignette Crit’air au Maroc…). Cela reste toutefois un raid mais qui cultive l’art du recyclage.

Pour tout cela, les avis sont partagés. Mais aussi pour les collectionneurs parce que ces pauvres 4L sont bien maltraitées et finissent dans un bien triste état, souvent après plusieurs raids puisqu’elles se revendent ainsi préparées d’une année sur l’autre. Toutefois, la 4L n’est pas une rareté ! Produite à plus de 8 millions d’exemplaires entre 1961 et 1992 et dans pas mal de pays. Elle n’a jamais vraiment bénéficié d’un traitement anticorrosion de qualité et cela reste donc son point faible, la mécanique étant robuste et son équipement plus que limité. Mais il n’y a pas que le 4L Trophy qui mette l’auto à rude épreuve, elle a souvent été transformée et même “coursifiée”. Le problème est plutôt du côté des jeunes ! La 4L, si elle n’a pas la cote de la 2 cv, voit ses prix grimper. Et pour les équipages, cela devient un souci financier…heureusement que les sponsors pallient un peu !

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. pistoncollection.com est le site sur lequel Sylvain Devaux s’exprime quotidiennement et livre une analyse pointue du monde de la collection automobile. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.pistoncollection.com.»

 

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