Chez Peugeot, dans les années 60 et 70, ça fleure bon le classicisme. La clientèle bourgeoise du Lion s’en accommode très bien et cela a le mérite de ne pas démoder trop vite les modèles. Avec une 404 au dessin de Pininfarina, Peugeot opte pour une bonne berline bourgeoise et élégante avec la 504, nous sommes en 1968. Eh bien, le classique, ça fait recette ! La 504 s’est très bien vendue, en Europe jusqu’en 1996 et en Afrique jusqu’en 2005 ! Une très longue vie pour ce modèle qui ne révolutionnait rien mais qui s’affichait comme pétri de qualités. Avec ses larges phares rectangulaires et sa malle arrière “cassée”, elle adopte une ligne plaisante, sans plus. Point de sophistication si ce ne sont les quatre roues indépendantes qui confèrent à cette propulsion de bon ton une tenue de route sans faille.

Elle est d’abord proposée avec un quatre cylindres 1.8L de 82 cv à carburateur ou 97 cv à injection. Début 1971, elle adopte un nouveau 2L en carburateur 93 puis 96 cv) et en injection (104 puis 106 cv). Elle sera aussi proposée, comme la 404, en version diesel avec un tout nouveau 2,1L de 65 cv. En 1973, l’offre va s’élargir par le bas avec le retour d’un 1,8L mais aussi pour cette version dite “L”, un essieu arrière rigide… Il serait très long de détailler les diverses évolutions de cette gamme qui va aussi être dérivée en coupé et cabriolet (mais c’est un autre sujet), en break et en de nombreuses variantes utilitaires dont la plus répandue sera sans aucun doute le fameux pickup. Une gamme très large surtout pour une période très longue pour cette voiture au destin hors du commun qui connaîtra aussi de belles victoires en compétition, en particulier sur les pistes africaines. La bourgeoise pouvait aussi être sacrément délurée !

En trouver une aujourd’hui est possible et son classicisme de bon aloi peut lui assurer une longue tenue dans le temps. Si le prix des coupés et cabriolets, surtout en V6 (interdit à la berline), s’envole allègrement, celui des berlines est assez calme. Comptez entre 3 et 7 000 euros en fonction de la finition, les Ti étant les plus chères. Un pickup est aussi intéressant mais si vous dégotez un rare break Dangel à quatre roues motrices, cela devient intéressant. La voiture est très fiable mais la rouille…est souvent destructrice et omniprésente ! C’est sans doute pour cette raison que l’on trouve de très beaux modèles restaurés au double de leur cote !

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

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