Nous sommes en 1934 et la concurrence fait rage. Si Citroën a dévoilé sa fameuse Traction, Peugeot propose la 402. Mais histoire de toucher une clientèle plus modeste, c’est en 1938 que débarque la 202  pour concurrencer la Juvaquatre de Renault et la Simca 8. La 202, avec ses phares resserrés derrière la calandre est une 402 en réduction. Ce n’est pas un premier prix de beauté mais sa ligne est plus équilibrée que celle de la 402 et si ses performances sont modestes, elle est économique et va connaître un beau succès. C’est vrai que le 4 cylindres de 1133 cm3 ne développe que 30CV mais son aérodynamique est soignée et elle peut prétendre à atteindre les 100 km/h…pas mal pour l’époque. Ces qualités vont lui valoir une production de plus de 20 000 exemplaires dès la première année de production. Peugeot va aussi proposer une version découvrable et un cabriolet bien désirables et aussi une limousine 6 glaces avec un empattement allongé.

Mais évidemment, 1938, c’est à l’aube du second conflit mondial et la production va être stoppée en 1942. Entre temps la 202 sera réquisitionnée par l’armée comme voiture de liaison. Peinte en vert ou camouflage avec ses phares à meurtrières, elle va traverser le conflit avant de “renaître” en 1946 dans une “série B” reconnaissable à ses jantes à voile plein. Des versions utilitaires seront aussi produites (camionnette avec structure bois). Néanmoins, la production s’arrête en 1946, il est temps de laisser la place à la 203 qui pointe sa calandre…sans phares derrière.

Ce succès est une aubaine pour Peugeot. Produite à 139 718 exemplaires, elle assure une certaine solidité à la marque qui va alors cultiver son classicisme comme un dogme. La cote d la petite 202 plafonne autour de 10 000 euros pour un bel exemplaire. Evidemment entre la guerre et la corrosion, elle n’est pas très répandue mais pas devenue rare pour autant. Mais les versions découvrables sont autour de 15 000 et les cabriolets à 20 000 euros. Leur cote est stable mais elle se revend bien, avec une certaine cote d’amour. Fiable, elle ne réserve guère de surprises…

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. pistoncollection.com est le site sur lequel Sylvain Devaux s’exprime quotidiennement et livre une analyse pointue du monde de la collection automobile. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.pistoncollection.com.»

 

Pin It on Pinterest