Mercedes SEC, le haut du panier !

Mercedes a toujours misé sur la qualité et la puissance de ses productions. Bon, pas les premiers diesels atmosphériques, mais les six cylindres et V8 ont longtemps jalonné le parcours de nombreux modèles. Dans les 70, les cabriolets SL ont connu un certain succès, le pendant coupé (code W107) n’a pas attiré les foules, son habitabilité étriquée lui étant reprochée. Notez qu’aujourd’hui on s’en fiche et que ce modèle est bigrement intéressant. Mais parlons de son successeur qui a décidé de placer la barre du confort un cran au-dessus en reprenant les éléments de la classe S, fleuron de la gamme.

Le coupé issu de la limousine va donc s’appeler SEC et non plus SLC avec pour code W126. Présenté en 1981, il en impose et n’embarque que des V8. Les choses sont claires, on fait dans l’opulence. Les 380, 420, 500 et 560 SEC (le chiffre désignant la cylindrée) affichent respectivement 205, 218, 231 et…300 CV. Evidemment, c’est cette dernière version, apparue en 1986 qui va marquer les esprits. Puissant, coupleux, habitable, très bien fini et équipé, c’est un must. La ligne est élégante, la technique sophistiquée (ABS, ASR, correction d’assiette) et les équipements pléthoriques. Fine en dépit des sa longueur de presque 5 mètres, elle est un régal sur la route. Ce n’est pas une sportive mais un coupé puissant typé « GT ».

La belle est fiable, moteur comme boité (automatique bien entendu) mais la consommation et le prix des réparations est à la hauteur du niveau de l’engin à son époque. A surveiller ? La climatisation, le train avant (lourdement chargé) et les accessoires électriques qui doivent fonctionner parfaitement. Il y a dix ans, il fallait moins de 15 000 euros pour une beau 560 SEC, il faut compter le double aujourd’hui. Mais il n’est pas trop tard, cette jeune ancienne (les modèles avant 1989 peuvent être en collection) prendra encore de la valeur. La version suivante, plutôt genre « tank » risque d’être moins prisée. A noter aussi la version 500 SEC AMG Hammer avec un V8 retravaillé (culasse à trou-trous avec 32 soupapes) et une puissance de 340 CV. Là ça cause et les accessoires de carrosserie ne sont pas là pour la frime. Même motif, même punition pour la 560 SEC AMG Wide Body de 6 litres et 385 CV. Pour les prix (environ 50 exemplaires chacune), « ça va piquer un peu » comme dirait mon voisin. Comptez entre 150 et 200 000 euros…

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

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