Elle est du genre “intemporelle”. Classique, même ultra classique, les berlines et coupés Mercedes des années 60 à 70 peuvent sembler, disons, un peu lourds. Mais avec le temps, la perception change. Les lignes droites révèlent une certaine subtilité et les détails affichent la classe d’une voiture de ce rang. Les “Heckflosse”, leur petit nom, se déclinent en code W de 108 à 112. Disons le tout de suite, j’ai un petit faible pour la série codée W111. La berline est bine entendu follement…teutonne, mais le coupé et le cabriolet dégagent une sacrée prestance. Ces deux-là vous transportent dans un univers haut de gamme de bon aloi, genre bourgeoisie “bien comme il faut”. Mais derrière cette image se cache aussi un beau 6 cylindres en ligne en 2,5L sur les 250 SE, mes préférés.

Avec 130 cv pour près de 1 500 kilos, ce n’est pas un bête de course (la W112 300 SE s’en chargera) mais elle file à 190 km/h, ce qui est très élevé pour l’époque. Si la berline a été présentée en 1959, les coupés et cabriolets arrivent en 2,2L en 1961 avant être relayés par les versions 250 SE entre 1965 et 1967. Si la production totale est d’un peu plus de 370 000 exemplaires, les coupés 250 ne sont que 5 259 et les cabriolets seulement 954. Difficile de savoir combien il en reste aujourd’hui, mais la cote est élevée. Comptez entre 50 et 70 000 euros pour la cote mais un beau cabriolet dépasse aujourd’hui allègrement les 100 000 euros.

Inutile de dire qu’elles sont fiables mais elles sont, comme toutes les voitures de cette époque, sujette à la corrosion qui peut faire des ravages. Etant donné leur valeur, une restauration de qualité peut s’envisager. Il y aura aussi de versions 280 en fin de production. Plus puissantes, elles sont…encore plus chères ! Cette fois c’est la barre des 150 000 euros qui est franchie pour de beaux exemplaires et la hausse n’est pas forcément terminée. Mercedes, comme Porsche ou BMW a la cote sur les anciennes et inévitablement les tarifs s’en ressentent très fortement..!

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. pistoncollection.com est le site sur lequel Sylvain Devaux s’exprime quotidiennement et livre une analyse pointue du monde de la collection automobile. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.pistoncollection.com.»

Pin It on Pinterest