Les années 80 ont vu fleurir pas mal de sportives et coupés japonais, affranchis des quotas imposés auparavant par l’Europe. Un modèle en particulier va se distinguer de la bande, même s’il n’était que le septième du nom. Confinées sur leur île lointaine, les RX n’ont pas été importées avant cette 7ème génération… Mais avec sa belle gueule, son châssis aux petits oignons, elle pouvait prétendre à un beau succès. Mais, il y a effectivement un mais. Persévérant et toujours un peu décalé (encore aujourd’hui) concernant les motorisations, cette belle RX7 embarquait en 1978 un moteur rotatif sur base Wankel (oui comme la NSU RO 80). Une belle mécanique mais pointue et pas franchement économique en carburant. Les ventes ont donc été rares sur notre sol.

Ce coupé arrive donc en version 1 pour le millésime 1979 avec une moteur rotatif de 2 x 573 cm3 et 105 CV. Propulsion équilibrée, dotée d’une boîte 5 vitesses elle garde cependant un pont rigide sous cette appellation SA 22 C. Elle évoluera à 115 CV et même jusqu’à 165 CV et pourra bénéficier d’un turbo, mais pas en France. La version 2 ne sera pas importée mais existe au Canada par exemple (dénommée F3 CS). Mais c’est surtout la version suivante, apparue en 1992 chez nous, qui va marquer les esprits. Toujours en moteur rotatif mais gavé par deux turbos, il va connaître nombre de préparation et faire la joie des “driffteurs” amateurs de glisse. Elle connaîtra 6 évolutions mais seules les 3 premières arriveront en France, avec des séries spéciales comme les fameuses “Bathurst” du nom d’un préparateur. La puissance, de série, ira jusqu’à 280 CV !

En série, elle développe déjà 239 CV mais son appétit n’a pas été maîtrisé pour autant ! Rare sur nos terres, en trouver une est difficile d’autant qu’elle n’a été importé que jusqu’en 1996 alors qu’elle sera produite au japon jusqu’en 2002. Exigeante en entretien (fréquence des vidanges et qualité de l’huile) comme à l’usage (mise en température…), elle est fiable si elle a été soignée et pas dopée à coups de molette dans les turbos ! La cote est autour de 15 000 euros mais comptez plutôt 20 000 euros au moins. Et il faut absolument privilégier un exemplaire sain à l’historique limpide… par ailleurs, cette RX7 reste un excellent placement au regard des prix qui devraient monter !

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

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