Après la vague des roadsters anglais entre les années 50 et 70, cette race d’automobile s’était éteinte ou quasiment. Le renouveau est arrivé…du Japon ! Dans les années 90, le constructeur a repris la recette du petit cabriolet léger, propulsion et relativement bon marché. Mais Mazda va y apporter deux données essentielles. En premier lieu la fiabilité qui était, il faut bien l’avouer, toute relative sur les anglaises de l’époque. Et aussi la sécurité puisqu’il s’agit cette fois d’une nouvelle voiture et non d’un antédiluvien châssis plus ou moins modernisé. Sa gestation aura duré près de dix ans. Entre craintes d’un marché potentiel restreint et concurrence des bureaux d’études, le chemin a été long mais en 1989 est présentée enfin au salon de Chicago la MX5, nommée Miata de l’autre côté de l’Atlantique.

Et c’est une réussite. Le public l’adopte et alors que l’on croyait éteinte aussi la clientèle de ce genre de voiture au profit des compactes GTI elle fait un tabac. Légère (moins d’une tonne), avec ses airs de Lotus Elan avec ses phares rétractables, elle s’arrache ! La demande est deux fois supérieure à l’offre. Elle va ensuite donner naissance à quatre générations (Na, Nb, NC et aujourd’hui Nd) et se vendre à près d’un million d’exemplaires. Motorisée à sa sortie par un modeste 4 cylindres d’1.6L et 115 cv. Son poids plume et son caractère de propulsion s’en accommodent très bien et lui donne pas mal de tempérament.

Deux évolutions moteur vont intervenir. Une version 1.8L arrivera en 1994 avec 130cv et une offre à prix d’attaque verra le jour avec le même bloc dont la puissance est ramenée à 90 cv. Il est vrai qu’entre temps, la concurrence s’est organisée ! BMW Z3, MGF mais surtout Fiat Barcheta au tarif très agressif. Elle achève sa carrière en 1998 pour laisser place à la nouvelle génération. L’originelle a toutefois beaucoup de charme et constitue un vrai achat plaisir. Elle est fiable mais affiche souvent de forts kilométrages. Bien entretenue, elle peut aller loin mais peut souffrir…de la corrosion ! Oui, même à cette époque, les japonaises étaient à la traîne sur ce point. La cote est autour de 7 000 euros mais les prix montent. Surtout pour un bel exemplaire non bidouillé et sans trop de kilomètres…et là on frôle les 10 000 euros, mais ça en vaut la peine !

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

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