C’est en 1966 qu’est présentée la Maserati Mexico au salon de l’automobile à Paris. Maserati doit remplacer la Seebring et développe donc ce grand coupé “2+2” dessiné par Michelotti pour Vignale. Son exotique vient du président mexicain de l’époque, amoureux des Maserati, Adolfo López Mateos mais aussi d’une victoire de la marque sur le circuit du même nom. Cette auto magnifique s’inscrit dans la grande lignée des coupés italiens dont raffolent aussi, à l’époque, les américains. Elle avoue certains points de similitude avec la Sebring (phares et calandre par exemple) et affiche une belle habitabilité. L’intérieur est superbe et la mécanique est parfaitement à la hauteur de cet ensemble esthétiquement très abouti.

La Mexico va profiter du beau V8 de la 5000 GT en version 4.7L et 286 cv. Largement de quoi offrir des performances tout à fait à la hauteur du standing GT de la bête. Seulement 175 exemplaires seront produits, Maserati proposant rapidement une autre cylindrée de 4.2L de 260 cv plus alerte mais un peu moins coupleux, du V8 issu de la Quattroporte. Les deux V8 sont un excellent choix, je vous rassure ! Si les suspensions sont indépendantes à l’avant, c’est un pont rigide, bien guidé toutefois, qui officie à l’arrière. Le freinage est assuré par 4 disques, pas de trop pour stopper un engin de plus de 1 600 kilos sur la bascule. La tenue de route est saine mais il s’agit bien d’une voiture puissante à l’esprit grand tourisme, pas d’une bête taillée pour le circuit.

Confortable et puissante, c’est donc bien une GT et non une super sportive. Elle englouti une belle dose de sans plomb à chaque pression sur l’accélérateur mais sa production cesse juste avant la crise pétrolière, en 1972. Produite à 482 exemplaires, elle n’est pas courante. Si elle est éminemment sensible à la corrosion, elle est plutôt fiable par ailleurs, le V8 étant solide. Aujourd’hui, c’est un achat majeur en collection. Bien moins cotée que la 5000 GT (1,5 millions d’euros !), la Mexico tourne dans les prix de la Sebring. Comptez entre 100  et 150 000 euros pour un bel exemplaire. Attention évidemment aux modèles à restaurer…le tarif d’une remise en état est franchement prohibitif, il vaut mieux viser, à moins que vous ne soyez spécialiste, un modèle restauré ou en parfait état. Allez, bonne route !

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

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