Si la Maserati Merak est un élargissement de gamme vers le bas en partant de la Bora, elle n’est pas pour autant une “sous-Maserati” ! Tous les constructeurs, à l’époque (nous sommes en 1972, veille de la crise pétrolière) font des économies et visent une clientèle plus large en “démocratisant” leur gamme, même chez Maserati. Mais cette Merak aura “deux vies”…La première sous l’ère Citroën jusqu’en 1975 et cela ne sera évidemment pas sans incidence. La ligne, superbe, est héritée de la Bora mais la partie arrière n’est pas couverte d’une bulle transparente laissant voir le V8 mais de deux simples arches. Le moteur, la direction et la boite de vitesse sont des pièces communes de la SM du constructeur français. A bord, instrumentation est identique, jusqu’au volant monobranche qui fait un poil désordre sur cette sportive italienne. Le moteur cube 3 litres (2.7L dans la SM) et 190 cv. Un peu juste pour une Maserati mais la Merak est assez légère…

La seconde vie arrive fin 1975 simplement parce que Citroën est en difficulté et que le constructeur est racheté par Peugeot qui fait des coupes sombres. Néanmoins, le Maserati Merak SS est commercialisée et elle perd les éléments Citroën (direction, boite de vitesse, hydraulique…) et le moteur est retouché. Il affiche désormais 220 cv et la planche de bord et le volant proviennent cette fois de la Bora la plus fiable et la plus vendue des Merak. Sur la route est elle équilibrée, joueuse à la demande et sa légèreté, par rapport à la Bora en V8, est un vrai plaisir en conduite rapide.

Sensible évidemment à la rouille, elle est plutôt fiable exceptée la chaîne de distribution de son moteur qui peut se détendre, soit le même mal que la SM… La cote est entre 70 et 80 000 euros, un peu moins pour la rare version 2 000 destinée à l’Italie pour des raisons fiscales et qui n’affiche de 170 cv. Evidemment les coûts de restauration peuvent vite s’envoler et il plus prudent de viser un modèle en très bel état. La cote n’a sans doute pas encore atteint son maximum pour cette belle italienne qui n’est donc en rien un “sous-produit” de chez Maserati !

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

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