Lotus, la marque est prestigieuse et sent bon la course. La marque fondée par Colin Chapman (Anthony Bruce Colin Chapman de son vrai nom, d’où les lettres entrelacées ABCC dans le logo) en 1952 respire la compétition. Lotus a très tôt monté un programme de Formule 1 en plus de la réalisation de voitures de (petite) série. Le coup de maître restera la Seven (7) en 1957 qui est encore proposée aujourd’hui par Caterham et quelques autres. Légèreté, rigidité, tout est là pour “claquer des temps”, même avec des mécaniques relativement modestes. Mécaniques pourtant au top avec des doubles arbres et autres solutions techniques permettant de chercher puissance vivacité de réaction. La Lotus Elan qui suivra marquera toute la génération des années 60 mais au milieu des années 70, sa production s’arrête alors même que le modèle s’est quelque peu embourgeoisé. Elle ne sera pas remplacée, Lotus commercialisera l’Esprit, un ton au dessus. Il faudra attendre 1990 pour revoir le patronyme Elan après bien des turpitudes et un rachat par GM. Après le projet M90, place au M100 qui sera la première…et la dernière Lotus à ce jour à être une traction avant ! Le petit cabriolet est très séduisant mais déroutant pour les amateurs qui se sont déjà tournés vers les GTI. Les prévisions de vente (3000 exemplaires par an) sont fantaisistes et la production s’arrête en 1992, seulement deux ans après !

La carrosserie est en fibre de qualité, le châssis digne des Lotus même en passant à la traction mais l’intérieur ressemble à celui d’un japonaise de l’époque (ce qui n’est pas nécessairement un compliment !). Le Japon est en effet bien présent puisque le moteur est d’origine Isuzu ! Un moteur compact et techniquement pointu mais arrivé là parce que GM a des part du constructeur japonais. Cubant 1,6L il offre deux arbres à cames en tête, quatre soupapes par cylindre et un turbocompresseur. La puissance ressort à 165cv. Avec 965 kilos à trainer, les performances sont au rendez-vous en dépit d’une mécanique plus lisse et coupleuse que démonstrative. Le châssis encaisse sans broncher et la caisse très rigide permet de rouler très vite sans suer à grosses gouttes. Aujourd’hui c’est un bel achat car si les prix ont grimpé, ils devraient encore monter. La mécanique est fiable et la finition japonaise résiste bien à l’usure du temps (il fallait bien que cela ait des qualités…). Elle n’a été produite qu’à 3855 exemplaires et une série 2 sera proposée entre 1993 et 1996 sur les 800 châssis restés en stock chez Lotus. La puissance baisse un peu (155 cv) mais l’essentiel est là. Par contre seulement 300 exemplaires sortiront en conduite à gauche… Les prix varient de moins de 10 000 à environ 20 000 euros suivant l’état. Un beau modèle entre deux est un excellent choix.

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

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