Il n’y a pas un jour ou presque sans que l’on nous parle de l’avènement de la voiture électrique, solution miracle pour sauver notre planète. Avec un forcing bien étudié de l’Etat et des grandes agglomérations, Paris en tête, cette solution novatrice semble bien décidée à incarner l’avenir. Mais pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? Eh bien si, justement ! Alors petit voyage dans le passé pour mieux préparer l’avenir ! Vous avez sans doute entendu parler de la « Jamais Contente » de l’ingénieur belge Camille Jenatzy qui a dépassé les 100 km/h (105,58 précisément) en 1899. Les premiers véhicules électriques (des miniatures) sont apparus en 1834, mais la première voiture présentée date de 1881 par Gaston Trouvé. Pour ce développement du début de l’automobile, l’on trouve en concurrence l’électricité, l’essence et la vapeur.

En 1900, les Etats-Unis ont fabriqué 4192 voitures dont 1575 électriques, 1681 à vapeur et seulement 936 à essence ! Plus facile et bien adaptée à la route d’alors, en particulier en Amérique, les voitures électriques se développeront plus qu’en France. Cette concurrence va durer un peu mais rapidement les voitures à moteur thermique, à essence, vont supplanter l’électrique. Pourquoi ? Plusieurs raisons ma foi… L’autonomie, le lobbie du pétrole et son abondance doublée d’un prix modeste, des raisons culturelles (sophistication mécanique…) et j’en passe. Mais aussi les moteurs fonctionnant au diesel (inventé par Rudolf Diesel en 1897) qui vont prendre leur départ en Europe avec Mercedes en Peugeot en 1936. Plus économiques, ils seront favorisés après la crise pétrolière de 1973.

Un soubresaut apparait dans les années 60 mais plus pour la prouesse technologique qu’autre chose. La crise de 1973 n’y fera rien non plus. Il faudra attendre le début de ce siècle pour voir de nouveau émerger cette alternative, portée à la fois par le prix en augmentation du carburant, les menaces sur sa disponibilité et ses coûts d’extraction mais aussi par cette « fibre écologique » naissante. Aujourd’hui, excepté la Norvège (près de 30%) en raison d’une politique de sanction des énergies fossiles, la part de marché de l’électrique dans le monde est faible et tourne entre 0,1 et 4 % selon les pays. Mais au regard de l’engouement médiatique et de la pression des élus, la donne pourrait vite évoluer !

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

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