Le constructeur français a toujours eu des coupés dans sa gamme. L’histoire retiendra aussi que le constructeur tricolore s’est associé au maître carrossier Pininfarina avec le coupé 404 et que cette belle collaboration s’est poursuivie ensuite. C’est donc le fruit ce celle-ci qui donnera naissance à l’une de plus belles réalisation de Peugeot, les coupés et cabriolets 504. Présentée en berline en 1968, la 504 est une voiture bourgeoise, plus grande et plus puissante que la 404 à laquelle elle succède. Le coupé et le cabriolet arrivent rapidement, dès 1969. Et c’est un duo d’une rare élégance qui arrive sur le marché. Rien d’excentrique, mais une rare élégance qui permettra à ces deux là de traverser les années sans la moindre ride. Un coup de maître ! Mais, comme trop souvent chez nos constructeurs, la mécanique est un peu en retrait de cette ligne superbe. Leur carrière débute avec un faiblard 4 cylindres 1,8L de 90 cv, un peu court jeune homme ! Il passera à 2,0L en 1971 et 104 cv. Pas encore un Ferrari mais c’est déjà mieux et justifie un peu plus un prix 40% plus élevé que la berline ! Mais c’est en 1974 que le duo change de registre en adoptant le nouveau V6 PRV, issu d’une collaboration entre Peugeot, Renault et Volvo. un moteur bien plus noble te pus en rapport avec l’élégance des lignes. Mais le V6 est rugueux, boiteux, gourmand et assez placide. Avec 2,6L, il développe 136 cv et les 4 cylindres quittent le catalogue. C’est aussi à ce moment que les phares passent de quatre à deux et que les feux sont aussi regroupés.

Le 4 cylindres 2L revient en 1977 et adoptera une injection alors que la cabriolet V6 lui quitte la gamme. Le V6 recevra aussi une injection avec la dénomination V6 TI et une puissance portée à 144 cv et la boite adopte une cinquième vitesse. A noter que les 504 peuvent aussi disposer d’une boite automatique. Pendant ce temps les coupés s’illustrent dans les rallyes africains avec Jean Todt. L’autre modification majeure aura lieu en 1979 avec l’adoption de pare-chocs plastique plus “tendance” et le tableau de bord reçoit un bloc instrumentation à 5 cadrans à partir de 1981. L’histoire s’achève en 1983 après 24 ans de carrière et une production totale de 22 975 exemplaires. C’est une voiture intéressante à acheter si l’on surveille deux points. Le premier c’est la rouille et sur ce point la sochalienne n’est en rien épargnée. Le second ce sont le pièces spécifiques qui deviennent difficiles à trouver même si l’Aventure Peugeot peut vous aider. La cote a sérieusement grimpé et il faut compter environ 10 000 euros pour un beau coupé 2L et près de 15 000 pour un V6. Comptez 10 000 de plus pour un cabriolet ! Le Graal est un V6 TI avec les petits pare-chocs ou un 4 cylindres avec les premiers feux et phares…bonne recherche !

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

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