Elle est bien frêle et bien jeune. Signée d’un Z elle relance la marque BMW dans l’aventure du roadster avec une jolie pointe d’originalité. Et dire qu’il n’y avait que les anglais pour construire des baignoires sur roues. La Z1 va redéfinir le concept avec une ligne équilibrée à défaut d’être suggestive et encore moins provocatrice. Ses portes descendent dans les flancs dans un ballet étonnant, permettant un accès à bord (relativement) aisé, son aérodynamique est très travaillée mais elle garde des solutions classiques. Au lancement du projet, deux versions étaient envisagées. Libre court avait été donné aux ingénieurs pour produire un roadster exclusif. Une version prévoyait un moteur central et quatre roues motrices, l’autre un moteur avant et propulsion. C’est le second qui a été retenu par les dirigeants de BMW, finalement sans grande originalité. Par contre la ligne l’est un peu plus et le châssis est très rigide, réalisé par Baur en caissons. Avec des planchers vissés et collés en matériaux composites, l’ensemble autorise une tenue de route exceptionnelle pour en voiture privée de toit. Mais elle pèse tout de même près de 1 300 kilos et si elle embarque un beau six cylindre en ligne dans la plus pure tradition BMW, il se contente de 2,5L et de 170cv.

Pas si mal direz-vous, et vous n’aurez pas tort. Le moteur lui même n’est pas en cause mais il est malheureusement affublé d’une boîte de vitesses longues comme un jour sans pain. Sur la route c’est assez frustrant, surtout au regard d’un châssis aux petits oignons qui supporterait à la fois plus de puissance mais aussi un dynamisme plus important avec une boite plus courte et mieux étagée. Mais ce ne sont plus tellement des défauts aujourd’hui au regard de la rareté de l’engin et de son potentiel en collection. Avec une production de 8 000 exemplaires entre 1988 et 1991, dont seulement 347 furent livrés en France, la cote s’est envolée. Autour de 25 000 euros il y a moins de10 ans, il faut compter le double aujourd’hui. Heureusement peu ont été détériorés et/ou “tunés”, mais il faut rester vigilant surtout si elle a été accidentée. La mécanique est solide mais l’ensemble demande un entretien suivi. Autre point sensible, les pièces spécifiques sont bien entendu quasi introuvables…

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

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