Je ne vous parlerai que de la berline…les dérivés coupés et cabriolets, dans différentes versions confiées à des carrossiers émérites pouvant faire l’objet d’un article spécifique. La Lancia Flaminia débarque au salon de Genève 1957 dans une époque florissante pour le constructeur. L’objectif est d’asseoir sa réputation en visant le haut de gamme des berlines avec un savoir-faire et une technologie au dessus du lot. Elle sera la plus imposante et luxueuse berline italienne de l’époque avec une qualité de construction de haut vol. La mécanique n’est pas en reste puisqu’elle se dote d’un beau V6 de 2.5L ouvert à 60° qui affiche 100 cv. La boite de vitesse en compte quatre et est accolée au pont arrière.

La puissance évoluera à 110 cv et même 140 cv sur commande spéciale avant qu’une “série 2” n’hérite du même V6 porté à 2.8L. Mais la Belle Lancia est assez lourde, rançon d’un luxe évident à bord. Elle est le symbole du savoir-vivre à l’italienne, d’un chic absolu et d’une finition haut de gamme. Sur la route, elle puise plus ses qualités dans la douceur que dans la sportivité mais reste assez souveraine. Si poids grève les performances, la tenue de route est très saine et les 129 cv du 2.8L suffisent au bonheur d’une clientèle aisée.

Elle sera déclinée en coupés et cabriolets qui se vendront, fait assez rare, mieux que cette grande berline statutaire. En acheter une aujourd’hui c’est entrer de plain pied dans l’univers luxueux de cette marque exceptionnelle aujourd’hui disparue et sacrifiée par Fiat…La rouille est sans doute la meilleure ennemie de cette auto fiable par ailleurs. Autant dire que l’état de santé de la caisse est primordial pour un achat. Il vaut mieux une peinture défraîchie et une caisse saine que l’inverse ! En acheter une aujourd’hui c’est entrer dans l’univers unique de cette marque exceptionnelle aujourd’hui disparue, sacrifiée par Fiat…

La cote de la berline varie de 28 à 35 000 euros en fonction des modèles (2.5 ou 2.8L et évolution de puissance). Ce qui ne reflète pas sa qualité mais seulement le succès des carrosseries spéciales. Les coachs sont un peu plus chers mais les carrosseries coupés Touring démarrent à 120 000 euros et jusqu’à 320 000 euros pour les Zagato…autant dire en effet qu’il s’agit d’une autre sujet ! Je pense toutefois que la berline peut voir sa cote augmenter encore un peu mais c’est aussi un placement plaisir d’esthète…c’est déjà pas mal !

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

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