Début des années 80, la Golf GTI a donné le ton des petites berlines sportives et voit naître la concurrence avec les Renault 5 et la Peugeot 205 qui prendra le pas. Mais libéré des contingentements obligatoires, le Japon veut aussi occuper le créneau. Honda va se jeter dans la bataille mais en dérivant un petit coupé de sa compacte Civic. Ce sera le CRX qui arrivera en 1983 avec une jolie ligne en coin, très en vogue à l’époque. Il manque toutefois un peu de coffre puisque son 4 cylindres 1,5 litres à 3 soupapes par cylindre ne délivre que 100 CV. Fort heureusement, son poids réduit (830 kilos seulement) lui permet d’être dans la course même s’il ne domine pas ses rivales. Si la finition japonaise ne souffre pas la critique, on ne peut pas en dire autant de l’équipement réduit à sa plus simple expression. Pas de vitres électriques ni  même de direction assistée, c’est une voiture de purs et durs !

Mais bon, 100 CV alors que la concurrence fait monter les enchères à ce niveau, ce n’est pas tout à fait suffisant même si Honda gagne en Formule 1. Alors place à la nouvelle mouture qui débarque en septembre 1985 avec quelques retouches esthétiques, les plus visibles étant les phares. Et surtout, sous le capot, le nouveau 4 cylindres 1,6 litres à seize soupapes et double arbre à cames en tête fait son apparition (non de code ZC1) et offre cette fois 125 CV. Même si le poids passe à 895 kilos en raison d’un équipement enfin digne, elle devient nettement plus méchante et se frotte sans complexe à l’armada des GTI. Elle va donc encore poursuivre sa carrière deux ans avant de céder la place à la seconde génération qui s’appellera CRX en perdant le patronyme de Civic.

Il n’est pas rare mais il a été pas mal “tunée” ou délaissée. Beaucoup sont franchement défraîchis mais il est d’une fiabilité à toute épreuve. Bien entendu, la mécanique demande un peu de soin (vidanges régulières, huile de qualité) mais il supporte très bien le poids des années. Seul l’embrayage peut s’user vite si l’on cherche à faire le sprint à chaque feu rouge, ainsi que les disques de freins. La cote est basse (environ 4 500 euros), mais en trouver un en bon état et d’origine relève de la mission impossible. Dans ce cas tablez plutôt autour de 10 000 euros, et c’est un bon investissement !

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

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