Les roadsters anglais ont vraiment une place à part dans l’automobile. Très présents dès les années 60, surtout vendus aux Etats-Unis et en particulier sur la côte californienne, ils ont aussi parfois donné des dérivés coupés dignes d’intérêt. Dans ce paysage idyllique, Triumph a rapidement souhaité proposer un petit roadster bon marché, se situant dans une gamme inférieur aux fameuses TR. Après une gestation assez longue (le projet initial date de 1957), la marque anglaise lance en 1962 la Spitfire équipée d’un 4 cylindres de 1147 cm3 provenant de l’Herald. C’est rapidement un succès et la production atteindra 315 142 exemplaires, toutes versions confondues. Le dessin de Michelotti plait beaucoup et rapidement Triumph va en dériver une version coupé. Mais le moteur du cabriolet est faiblard et en 1966, la version coupé fait son apparition en reprenant le 6 cylindres en ligne de 2L de la marque. Le cocktail est parfait et la GT6 offre de jolies performances. Son gabarit plus petit que sa concurrente de chez MG et son joli moteur en font une belle offre pour moins cher que la MG ! Mais la finition est en deçà des attentes et son train arrière est franchement baladeur. Le succès n’est pas au rendez-vous. Mais le constructeur rectifie rapidement le tir et propose dès 1968 une version dite Mk2 dont l’épure de suspension est modifiée et qui adopte des améliorations esthétiques tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Cette fois, avec une puissance qui passe de 95 à 104cv, le tour est joué.

En 1970, nouvelle évolution (MK3) avec une ligne retouchée et plus actuelle (pour l’époque) et diverses autres améliorations fait son apparition. La puissance sera un peu revue à la baisse toutefois avec 98cv. La MK2 reste la plus convoitée mais toutes sont de très jolies voitures très agréables. Surnommée  la “Jaguar Type E du pauvre”, elle n’a rien d’une punition, bien au contraire. Le long capot abrite un joli bloc aussi agréable que musical. La belle est agréable à mener même si les suspension trépident un peu. En acheter une aujourd’hui est un bon investissement. Sa cote a grimpé mais elle reste encore assez abordable, mais elle devrait monter encore. Les pièces se trouvent facilement et la mécanique est simple. Bien entendu, la corrosion est à surveiller de près et sur les MK2 et les premières MK3, les Rotoflex du train arrière sont à surveiller, souffrant du couple du moteur. La cote démarre autour de 15 000 euros pour les MK3 mais dépasse largement les 20 000 pour les MK1. La seconde série autour de 18 à 20 000 euros est un très bon choix et c’est sans doute la plus agréable et la plus sportive du lot et peut-être la plus équilibrée esthétiquement, mais cela n’engage que moi !

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

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