Non je ne suis pas tombé sur la tête. Pour Ferrari, les berlinettes sont vraiment le coeur de gamme. Si les 12 cylindres sont prestigieuses, les versions à 8 cylindres sont celles qui se vendent le plus et qui, au fil du temps, vont devenir des sportives particulièrement affutées. En 1989, la 328, qui n’est qu’une évolution de la 308, va céder sa place à une nouvelle venue, la 348. Berlinette à 2 places et à moteur central, elle perpétue la tradition mais adopte les lignes acérées et les grilles de refroidissement de la grande soeur Testarossa. Cette ligne est une nouvelle fois signée Pininfarina et hésite aujourd’hui entre modernité et “ringardise”. J’y vais un peu fort sans doute, la voiture est très belle. Mais elle est bien dans son époque et traverse moins facilement les décennies que certaines de ses consoeurs. Elle fait un peu “datée” mais elle n’en reste pas moins très désirable. Elle ne va pas marquer une rupture totale avec la 328 dans le sens où la course à la puissance n’est pas encore au programme sur cette génération. Elle adopte toutefois un magnifique V8 porté à 3,4L (d’où son patronyme) de 300 cv. Une puissance largement atteinte aujourd’hui par certaines berlines compactes mais avec un poids de 1393 kilos, elle se permet de briller en performances (275 m/h en pointe). Et puis un moteur Ferrari ne ressemble à nul autre…surtout pas à un vulgaire 4 cylindres turbo de bombinette !

C’est encore une youngtimer mais si elle trouve sa place ici c’est parce qu’elle est encore “abordable” aujourd’hui. Oui, une Ferrari abordable, je vous le dis, ce n’est pas si courant. Que ce soit en version TB (le T pour la boite de vitesse transversale, le B pour Berlinette) ou TS (le S pour Spider), les tarifs démarrent à moins de 60 000 euros pour un bel exemplaire. C’est certes une somme, mais pour une Ferrari, cela reste encore très modeste. Cela signifie simplement qu’il est temps d’acheter ! Mais à faire en connaissance de cause ! Les coûts exorbitants d’entretien et des pièces ne sont pas une légende. Elle évoluera en GTB et GTS avec 320 cv dans les derniers mois de production avant de céder sa place à la 355. La bête est très exigeante et demande un entretien très sérieux qu’il conviendra de bien vérifier avant l’achat. Un historique limpide est une évidence mais ça va mieux en le disant. Les voitures au cheval cabré ont une cote qui a la fièvre et il n’y a aucune raison pour que celle-ci ne grimpe pas. D’ailleurs, ça commence !

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. pistoncollection.com est le site sur lequel Sylvain Devaux s’exprime quotidiennement et livre une analyse pointue du monde de la collection automobile. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.pistoncollection.com.»

 

Pin It on Pinterest