Une fois n’est pas coutume, je vous propose l’essai d’un nouveau modèle, tout neuf et présenté récemment. Par la gentillesse de mon concessionnaire BMW préféré (BMS Evreux pour ne pas le nommer), j’ai pu rouler une belle journée avec le nouveau Z4. Pourquoi vous en parler dans Piston ? Je ne sais pas encore si ce sera un futur collector, mais c’est bien possible, mais c’est surtout le descendant d’une lignée de roadsters dont le genre se raréfie très sérieusement. Attention, donc espèce en voie de disparition ! L’occasion d’ouvrir une rubrique sur les lignées et les descendances de quelques modèles déjà collector ou en passe de le devenir.  Je vous propose donc un article en deux parties, la suite sera pour lundi, histoire d’entretenir le suspens !

Première partie

Le nouveau BMW Z4

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a une sacrée gueule ! Dans cette livrée noire et intérieur cuir corail en finition M Sport avec des jantes bicolores de 19 pouces, il en jette ! Au nombre de pouces levés et de commentaires élogieux, il fait carton plein. Mais pour cet essai, se dissimule sous ce long capot typique de la lignée Z, un 4 cylindres turbo de 2 litres et affichant 197 cv, soit le modèle “de base”. Apparue en fin 2018 et commercialisée en mars 2019, cette nouvelle génération renoue avec la capote en toile, abandonnée par la génération précédente au profit d’un toit en dur rétractable. Le système est plus léger et le confort toit fermé reste très proche de celui d’un coupé… Ce nouveau roadster est maintenant proposé en 20i (donc 197 cv) et 30i (avec le même moteur mais poussé à 258 cv) et M40i qui embarque enfin un six cylindres, turbo compressé, de 340 cv, soit sensiblement les mêmes motorisations que son prédécesseur;

Est ce un roadster ?

Bien plus long et large que la première mouture de Z4 apparue en 2003, il fait déjà “gros bébé” et s’éloigne un peu plus encore du concept de base, initié par le Z3 (et même le Z1 à la diffusion plutôt confidentielle). Alors est-ce encore un vrai roadster ? Pour le savoir, il existe un test ultime et ultra scientifique qui mériterait une homologation Afnor, Iso et Tüv réunis. Assis au volant, porte ouverte, vous devez pouvoir toucher le sol avec votre main ainsi que la roue arrière. Eh bien…ça le fait ! Certes j’ai le bras long mais les proportions sont donc bien respectées. En largeur par contre, il faut prévoir un peu de place !

Est-ce une BMW ?

La question mérite d’être posée. Réduction du nombre des cylindres et des cylindrées, passage à la traction avant, bref la marque entre dans les logiques environnementales imposées (là pas le choix), industrielles (réduction des plateformes, optimisation des coûts) et économiques (élargissement de la clientèle). Reste qu’à ce jeu, il est assez facile de perdre son âme…Je vais donc devoir me contenter d’une réponse de normand. Oui parce qu’elle est un roadster, parce qu’elle peut avoir un six cylindres, parce qu’elle est une propulsion. Et non parce que le six cylindres est seulement sur le (très) haut de gamme mais surtout parce qu’elle a perdu un peu de son identité. Elle elle réussie esthétiquement et je peux vous assurer qu’elle est vraiment superbe “dans la vraie vie”, bien plus encore que sur photo. Mais il y a tout de même quelque chose qui me gène un peu. Long capot, arrière court et typé, c’est bon. Les “haricots BMW” sont bien là mais il y a ce regard et un je ne sais quoi de…Toyota dans l’allure générale. Ce n’est pas vilain, loin de là, mais ce n’est plus tout à fait du BMW…

Prise en main, top geek !

Pas Top Gear mais plutôt top geek en effet. Le cuir est superbe et si cette couleur déroute un peu, elle est finalement très sympa dans un roadster de ce genre. Les sièges ici sont chauffants, électriques, réglables dans tous les sens, à mémoire, bref, aucun mal à se sentir bien. On est assis très bas et on sent que, comme dans les autres Z, on va corps avec cette machine. Le petit volant M donne envie et sa préhension est très agréable. Mais il est constellé de boutons, comme tout le reste de l’habitacle. Evidemment, mais cela aurait été choix radical et difficile à assumer pour la marque de faire plus pur, il y a tout ce que l’on peut imaginer et bien plus encore…Deux constats. La moitié au moins pourrait être passée à la trappe que l’on ne s’en porterait pas plus mal, bien au contraire (j’y reviendrai). Second point, tout ceci n’est guère intuitif…l’écran est tactile mais il y a encore une molette et ainsi de suite. Tout ou presque semble être doublé…sûrement pour préserver les nuls en gadgets mais c’est pas mal le fouillis et premier rayon de soleil venu, tous ces beaux écrans sont parfaitement illisibles si l’on décapote ! Autre remarque aussi, le compte tour (numérique bien entendu) est difficilement lisible en tous temps avec une sorte de curseur noyé dans le compteur lui-même…peut mieux faire.

Pour lundi, je vous propose au menu un rappel de la lignée et surtout…”alors c’est comment sur la route ?”  Suspens…et rendez-vous pour la seconde partie de cette rubrique.

Au passage, je voulais remercier le club nautique de Toutainville dans l’Eure (27) qui a permis ces quelques clichés lors de cet essai sur les routes normandes. Le Z4 n’est pas amphibie et ne le sera sans doute pas dans le prochain James Bond mais l’accueil y est fort sympathique. Avec les beaux jours n’hésitez pas à tester leurs activités ! (www.club-nautique-toutainville.fr)

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. pistoncollection.com est le site sur lequel Sylvain Devaux s’exprime quotidiennement et livre une analyse pointue du monde de la collection automobile. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.pistoncollection.com.»

 

 

 

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