Elle aura été une révolution. Certes, c’est encore une jeunette, une yougtimer pur jus, mais à sa sortie elle a fait autant sensation que polémique. Rapidement, après fiabilisation, ses résultats en compétition ont fait taire les mauvaises langues et tous les autres ont fini par s’y mettre. Audi n’était pas le premier à adopter les quatre roues motrices sur une voiture à tendance sportive, l’anglais Jensen en premier puis le japonais Subaru l’avaient fait avant mais leur diffusion est restée confidentielle, surtout pour la Jensen Interceptor FF. L’Audi Quattro, première du nom, est un coupé aux lignes anguleuses présenté en 1980. Une version GT, plus sage, existe également en traction avant et sera aussi déclinée en quatre roues motrices mais moins puissante (136cv). Ce coupé, un peu lourd (1290 kilos) avec sa transmission sophistiquée, embarque un beau bloc 5 cylindres de 2,1L à la sonorité typique et doté d’un turbo qui porte la puissance à 200cv. Avec 220 km/h et un 0 à 100 km/h expédié en 7.1s, il offre des performances de premier plan mais restera très typé « sousvireur » et pataud en conduite rapide. Mais il offre une sécurité et une motricité hors pair qui feront non seulement sa réputation mais aussi ses succès très nombreux en compétition.

Un léger « restylage » aura lieu en 1983 puis en 1985 mais la ligne générale ne sera pas affectée. En 1987, le moteur passe à 2,2L . La puissance n’évolue pas mais il devient plus coupleux et la transmission évolue également avec un différentiel central Torsen ainsi que les freins majorés et quelques détails techniques. En 1990, il passe encore une étape et affiche 220cv (230 km/h et 5,9s de 0 à 100 km/h) avec une culasse à 20 soupapes. En 1991, sa carrière s’arrête avec un palmarès exceptionnel en rallyes. Il existera, à ce propos, un version courte (moins 30 cm !) forte de 306cv et nommée «Sport Quattro » produite à 217 exemplaires pour la compétition. Hannu Mikkola, Stig Blomqvist, Michèle Mouton et Walter Röhrl écriront les plus belles pages de cette machine à gagner avec un titre de championne du monde en 1982 et 1984. En acheter une n’est pas si simple. Elles sont assez rares, ont pas mal été malmenées mais sont toutefois solides et vieillissent bien. Un coupé GT Quattro de 136cv, sans le turbo mais avec 5 cylindres, est moins couru mais bien plus abordable (cote à 7 000 euros). Les versions 200cv sont déjà autour de 40 à 50 000 euros. La mythique et rarissime version Sport s’affiche, elle, à environ 350 000 euros. Elle reste un placement de choix, sa cote étant destinée à évoluer encore…à la hausse !

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

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