André Morel, aventurier et pilote !

L’idée n’est pas forcément de faire une « saga » mais l’automobile ancienne s’est aussi développée et forgée grâce aux pilotes. Aux débuts de l’automobile, il y avait des ingénieurs mais aussi des pilotes de talent qui travaillaient souvent de concert (ou c’étaient les mêmes !). Imaginez bien qu’il n’y avait pas de « conception assistée par ordinateur » ou toute autre technologie… C’est ainsi qu’André Morel a fait les beaux jours de plusieurs constructeurs mais principalement de Berliet et aussi d’Amilcar. Né en 1884 dans l’Aube, il commence tôt comme apprenti mécanicien chez Corre à Levallois Perret. Là il va se former sur le Tour de France Auto, autant dire qu’il sera vite dans le bain et sensible à la course. Il se fait vite débaucher par Berliet et devient proche de Marius Berliet.

Ses talents de pilote vont être mis au service du développement des châssis des automobiles et camions de la marque. Il reviendra s’installer en 1910 dans sa région, cette fois à Bar-sur-Aube en créant son propre garage. La première guerre mondiale met le tout en suspens. Mobilisé, il va devenir pilote d’avion et instructeur. Talentueux, il formera près de 2000 pilotes ! Sorti du conflit, il devient commercial pour la marque Le Zèbre » mais les temps sont difficiles. C’est alors qu’il rencontre Edmond Moyet au restaurant à la table duquel ils vont dessiner les croquis d’un cyclecar. Une belle histoire puisque les hommes vont s’associer au financier Emile Akar et au directeur commercial de Le Zébre, Joseph Lamy. Le 19 juillet 1921 nait la société Amilcar.

Tous démissionnent de Le Zébre et les trois premiers châssis sont exposés au salon de l’automobile de Paris en septembre. Il va devenir le pilote officiel de la marque et déjà inscrire un sacré palmarès à une longue liste restant à venir. Avec la C6, il va aussi mettre à son actif as mal de records de vitesse. Mais Amilcar ne vend pas assez de voitures et la seconde guerre mondiale va lui être fatale. Morel poursuit sa carrière de pilote. En parallèle, il pilotait déjà pour Voisin Delage, DeSoto, Talbot… Après la seconde guerre mondiale, il participera encore aux 24 heures du Mans de 1949 à 1952 sur Talbot Lago GS et s’occupera ensuite à « limer » le circuit de Montlhéry et achètera même un maison aux abords…Il décède en 1961 à 77 ans avec une sacrée biographie et le témoignage d’une époque fabuleuse de l’automobile pour ces « défricheurs » de génie !

Investissez, il n’est pas trop tard !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

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