Ah l’Italie…je ne vous ferai pas aujourd’hui d’article sur Ferrari, Lamborghini et autres Maserati. Mais je ne peux résister à l’envie de vous parler d’Alfa Romeo. Et plus particulièrement de la 1900 qui aura marqué un tournant dans l’histoire de la marque au biscione (L’écusson comporte d’un côté le serpent des Visconti, le biscione, et de l’autre la croix rouge sur fond blanc, le symbole de la capitale lombarde). C’est en 1950 qu’Alfa Romeo abandonne les six et huit cylindres des voitures d’avant guerre pour construire une nouvelle voiture et un nouveau moteur. Moteur qui doit répondre à la pression fiscale qui s’exerce sur les cylindrées de plus de 2L. Ce moteur à 4 cylindres dispose d’une culasse en alliage d’aluminium et de deux arbres à cames en tête. La légende de ce bloc commence donc ici. Alfa réalise aussi une jolie berline, très équilibrée et dotée de suspensions comprenant certains raffinements pour le recevoir. Elle demeure une propulsion à essieu arrière rigide mais avec des parties en alliage (Duralumin) par exemple.

Cette berline qui développe 90 cv va se voir complétée d’une offre coupé un an après sa sortie, soit en 1951. Prenant la dénomination de Sprint, il est réalisé par le carrossier Touring et voit sa puissance passer à 100 cv. Avec une cylindrée un petit peu plus élevée, berline et coupé prendront en 1952 l’appellation de Super (soit Super Sprint pour le coupé) avec une puissance jusqu’à 115 cv. Cette modernité et cette production en plus grande série ont fait entrer Alfa Romeo dans l’ère moderne et sans aucun doute sauvé la marque. Mais Alfa Romeo a aussi proposé la 1900 Sprint en version 1900 C, c’est à dire un châssis roulant afin d’être habillé par des carrossiers. Il en résulte un nombre certain de dérivés aussi rares que désirables et même improbables comme la “Disco Volante” créée par Touring.

Le “coupé de série” est déjà un bel objet qui embarque un moteur devenu emblématique de la marque. Ce double arbre a la santé et bénéficie d’une joie de vivre volontiers partagée. Mais tout ceci se ressent terriblement à la cote aujourd’hui. L’engouement suscité a fait flamber les prix, et de quelle manière. Déjà la berline oscille entre 40 et 60 000 euros. Elle a sans doute plus d’atouts qu’une Peugeot 203 de la même époque mais tout de même. Alors les coupés…comment dire…c’est la folie ! On navigue entre 3 et 400 000 euros ! Et encore, sans parler des carrosseries spéciales évidemment. L’avantage…il en faut bien un, c’est qu’à ce prix on trouve des modèles en parfait état ! Leur valeur permet de réaliser des restaurations complètes…pas du tout inutiles puisque les attaques en règle de la rouille n’étaient pas une légende à l’époque…L’autre avantage, c’est que si vous en achetez une, vous faites un beau placement. Elles sont peu nombreuses à avoir survécu et leur cote ne faiblira pas…

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

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