Alfa Giulietta Sprint, quintessence d’Alfa Roméo !

Au sortir de la guerre, Alfa Roméo, comme bien d’autres, vit sur le passé avec la 6C et la 1900, assez chère. Pour la marque, il convient d’étudier une voiture sportive moderne et plutôt bon marché. Lancée en 1952, l’étude baptisée « 750 » va déboucher en 1954 sur la réalisation de la Giulietta Sprint Coupé. Non, pas une berline populaire ; on est chez Alfa tout de même, mais une berlinette 2+2 dessinée par Scaglione pour Bertone. Elégante et racée, elle va proposer aussi un moteur qui fera la réputation de la marque, le fameux « Bialbero » si cher aux fans. Tout alu avec deux arbres à cames en tête et doté de chambres hémisphériques, il développe 65 CV à 6 300 tr/mn en version 1,3 litres. Cela peut sembler modeste mais pour cette cylindrée en 1954 c’est excellent, d’autant que l’auto n’accuse que 880 kilos sur la bascule. Les performances sont au rendez-vous et l’honneur est sauf pour Alfa Roméo.

Elle va bien entendu évoluer avec les années avec la version Veloce qui arrive en 1956 et qui offre 80 CV. Entre temps la berline aura fait son apparition, mais c’est une autre histoire. Puis ce sera au tour du cabriolet, nommé Spider, de voir le jour en 1957. En 1959, léger « restylage » alors que la puissance de la Sprint passe à 80 CV et la Veloce à 90 CV. Puis après un dernier maquillage en 1961 arrive la Giulia qui va mettre un terme à la carrière de la berline mais dont le nom sera transposé au coupé et au Spider en passant aussi à une cylindrée de 1,6 litres.

Cette voiture légère et racée est à replacer dans son époque. Performante, équilibrée, agile, puissante, elle domine sa catégorie sans peine. Une position dominante qui forgera l’image de la marque et qui se ressent aujourd’hui dans les prix. Et la cote, très en vogue pour les italiennes, a flambé. Il faut compter 75 000 euros pour le coupé première série et 90 000 pour le Spider, un peu plus pour la Veloce. A cela s’ajoutent des séries spécifiques comme les Zagato (SZ) à 300 000 euros ou le fin du fin la même SZ raccourcie (coda tronqua) qui atteint les 400 000 euros. Inutile de dire que l’inflation est bien réelle ! Le point faible ? Euh…la rouille, la rouille et encore la rouille… !

Investissez, il n’est pas trop tard !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

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