C’est toujours une histoire de cœur avec Alfa-Roméo. Le « cuore sportive » est une culture latine qui fait partie intégrante du mythe (et de l’ADN) Alfa-Roméo. Et après de glorieuses années, les difficultés commencent à poindre chez le constructeur latin à l’aube des années 80. Si la performance fait toujours partie des centres d’intérêt des acheteurs, la consommation, la qualité de finition, la rigueur en font aussi désormais partie. Le cahier des charges est difficile pour Alfa avec la « Nuova Giulietta » qui doit remplacer la Giulia en utilisant la base mécanique de l’Alfetta. La ligne en coin et plongeante est une réussite et débarque une berline au caractère sportif en 1977 avec un 4 cylindres double arbre 1,3L de 95 CV et un 1,6L de 108 CV. Dès 1979, elle reçoit le renfort d’une version 1,8L de 120 CV avec un équipement plus riche.

L’année suivante, nous sommes en 1980, débarque la 2.0L « Super » forte de 130 CV. En 1981 la Giulietta s’offre son premier « restylage ». Léger et ne concernant que des détails cosmétiques et d’équipements, il ouvre néanmoins la voie, en 1982, à des rapports de boite rallongés et à l’arrivée d’un version turbo diesel de 82 CV…la pression fiscale, déjà ! Et nouvelle mise à jour en 1983 qui va surtout donner une version assez confidentielle mais bien désirable. La turbo « Autodelta » (la branche sportive d’Alfa Roméo, pour faire simple) forte de 170 cv. Cette dernière sera peu produite, seulement 361 exemplaires. A côté des 379 691 exemplaires de ce modèle, c’est effectivement une goutte d’eau. Ce succès de la berline va permettre à la marque de traverser les années 80, la suite sera un peu plus compliquée.

La cote est très raisonnable avec un montant entre 2500 et 3000 euros, au contraire de la turbo qui est plutôt autour de 20 000 euros. Du fait de sa rareté et des troupes décimées de cette berline sensible à la rouille et aux problèmes électriques, les prix pratiqués peuvent être bien plus élevés mais la version turbo a une avenir certain en collection et les autres respirent la joie de vivre, surtout en deux litres…Les mécaniques, si elles ont été entretenues correctement, sont fiables, plaisantes et l’on comprend, avec ces beaux “double arbre”, ce que peut signifier de cuero sportivo.

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

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