La marque au scorpion créée par Carlo Abarth en 1959 à Turin a commencé surtout à produire en grand nombre des pots d’échappement. Mais très vite notre ami italien va avoir le parfum de la course lui monter au nez. Vous connaissez la gentille Fiat 600, cousine de la tout aussi populaire 500 en un poil plus grande. Et  bien oubliez la gentille petite citadine, elle sera transformée par ce véritable sorcier de la mécanique en un insecte bine piquant en adoptant le signe du scorpion, emblème d’Abarth. Elle va ainsi se transformer en 750 TC Abarth en affichant 42 cv au lieu des…19 d’origine ! Les amateurs peu fortunés ne vont pas s’y tromper et les autres suivront. La puce est agile et va vite signer la réputation de Carlo Abarth. La voiture est ainsi “rébadgée” mais reste bien une Fiat 600 à l’origine dotée d’un kit “gros comme ça” !

Au début des années 60, une version MM affiche 47 cv mais après la commercialisation de ces kits de transformation, Fiat livrera des 600 dépourvue des éléments inutiles directement aux ateliers Abarth. En 1961, la cylindrée évolue et arrive la 850 TC forte de 52 cv puis déclinée en version Nürburgring de 55 cv puis Nûrburgring Corsa de 64 cv…la puce atteint alors 160 km/h et dans un pareil pot de yaourth, il faut avoir le coeur bien accroché ! Mais notre Carlo ne va pas s’arrêter en si bon chemin et va faire encore plus fort…si, si ! Le moteur passe à 1L et la 1000 Berlina, moins pointue arrive avec 55 cv. Elle n’est le prétexte qu’à de bien plus folles évolutions avec les versions Corsa de 70 puis 78 cv. Mais comme frappé par la foudre ou piqué par un insecte au venin mortel, Carlo va créer des monstres.

Eh oui, va d’abord arriver la TCR 1000 ou 1000 Berlina Corsa Radiale, une bête homologuée en Groupe 5, qui affiche alors…100 ch à 8 000 tr/min et s’approche des 200 km/h (le pilote est en transe). L’histoire se termine (bien) en 1969, dernière année de production de la Fiat 600, avec la 850 TC Corsa, également baptisée Radiale, avec 93 cv et 190 km/h… presque sage ! Bon courage pour en dénicher une vraie d’origine qui n’a pas été détruite en course…et comptez autour de 50 à 70 000 euros ! Reste à trouver la perle rare qui l’est un peu moins en Italie on s’en doutait.

Il n’est pas trop tard, Investissez !

Sylvain DEVAUX

Rédacteur en chef

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